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Tente de randonnée A vélo, on utilise souvent une tente plus volumineuse qu'à pied, pour pouvoir y ranger les sacoches (voire les vélos). Il est aussi probable que le cyclo rencontre des conditions climatiques plus variées, avec les distances plus grandes, ce qui favorise le choix d'une tente à montage multiple.

Tentes de randonnée. zoom

Photo prise le long du GR7

Double toit

Une tente avec double toit est recommandée pour le voyage à vélo, car elle permet une bien meilleure aération, ce qui est essentiel pour chasser la condensation et bien dormir (le but de la tente).

Le double toit d'une tente de randonnée peut-être en polyester ou en polyamide (nylon). Le polyester est le plus couramment utilisé pour la fabrication de tentes double-toit, mais il est de plus en plus souvent remplacé par le nylon, du moins sur les tentes haut-de-gamme. Le nylon est en effet plus léger, plus résistant et plus souple que le polyester. Sa finesse et son élasticité donne l'impression d'une peau recouvrant la tente.

Le polyester et le polyamide (nylon) ne sont pas des tissus étanches et sont sensibles aux UV. Le tissu subit donc un traitement qui va le rendre étanche et éventuellement constituer une barrière contre les UV. Généralement, les tissus en polyester subissent une enduction PU, côté intérieur du tissu, un procédé que l'on retrouve partout (sacoches de vélo, remorques pour enfants, vestes étanches...). L'enduction PU ne protège donc pas des UV, c'est au contraire le tissu qui protège l'enduction, le tissu subit en général une imprégnation qui le protège un peu quand même, et que l'on peut renouveler via des produits spécialisés, type Nikwax.

Les tissus en nylon sont généralement siliconés (d'où le mot-valise silnylon), de chaque côté du tissu (intérieur et extérieur). L'enduction siliconée a plusieurs avantages : elle est plus légère qu'une enduction PU, augmente considérablement la résistance du tissu au déchirement, et assure une protection efficace et permanente contre les UV. Contrairement à l'enduction PU qui forme une simple couche à la surface du tissu, l'enduction siliconée pénètre dans le tissu et modifie ses propriétés, on compare parfois cette association à du verre feuilleté, la présence du silicone rend le tissu plus élastique et résistant.

Les tissus enduits PU et les tissus siliconés sont faciles à reconnaître au toucher, les tissus enduits PU sont un peu rêches, tandis que les tissus siliconés sont glissants (au point que le pliage peut être énervant). Si on "masse" un peu un tissu siliconé, on a un peu l'impression qu'il est recouvert d'une couche de pâte à modeler. Il est d'ailleurs possible de souder un petit trou simplement en "massant" le tissu autour du trou (des deux côtés de la toile), on étale le silicone qui "soude" les bords du trou.

Mais les tissus siliconés sont plus délicats à utiliser. D'une part, ils se détendent lorsqu'ils sont mouillés, il peut être du coup nécessaire de sortir retendre la tente en cas de pluie. Si la tente est montée mouillée, il faut penser à la détendre lorsqu'elle sèche, afin de ne pas trop tirer sur les coutures.

D'autre part, il n'est pas possible de coller de bande d'étanchéité sur les coutures d'un tissu siliconé du côté intérieur (il est d'ailleurs impossible de coller quoi que ce soit sur le silicone). Il est donc nécessaire d'étanchéifier les coutures avec du Seam Sealer de temps en temps (tous les 3 à 6 mois d'usage environ).

Enfin, les tentes siliconées condensent davantage. Cela est lié à au côté hydrophobe de l'enduction. Une enduction PU est hydrophile, l'eau condensée est absorbée par le tissu et/ou forme un film à sa surface, elle sèche ainsi rapidement. Avec un tissu siliconé, l'eau condensée ne pénètre pas dans le tissu et forme des gouttelettes, dont certaines se détachent et tombent sur la chambre. Ces gouttelettes offrent peu de surface à l'air et s'évaporent lentement.

Certaines tentes "hybrides" sont siliconées uniquement à l'extérieur, et enduite PU à l'intérieur (comme la Cetus II UL chez Exped), ce qui leur confère des propriétés à mi-chemin entre les deux procédés.

Quelques valeurs de résistance au déchirement :

- polyester 75D enduit PU : 12 N
- nylon ripstop 40D enduit PU (intérieur) et siliconé (extérieur) : 25 N
- nylon ripstop 20D siliconé : 55 N
- nylon ripstop 40D siliconé : 70 N

Les valeurs sont données en newton (N), sachant que 10 N correspond à la force exercée par un poids de 1 kg environ. Dans la pratique, 12 N correspond à un tissu facile à déchirer à la main. A 70 N, il faut franchement forcer, la résistance est complètement inattendue vu la grande finesse des tissus. 75D correspond à l'épaisseur du tissu en deniers, cette valeur est généralement plus faible pour les tissus en nylon, plus résistants à épaisseur égale.

L'étanchéité d'une tente de randonnée dépend de deux facteurs, le premier est l'efficacité de l'enduction, elle se mesure en mm (ou schmerbers) : c'est la hauteur d'une colonne d'eau à partir de laquelle le tissu, placé sous cette colonne, laisse passer l'eau. Un tissu est dit étanche à partir de 1.500 mm. Sachant que cette valeur va avoir tendance à décroître avec le temps, il est prudent de partir sur un double-toit d'une étanchéité plus élevée. Le second facteur, tout aussi important que le premier, est la tension du tissu, à la manière d'un parapluie, la tension d'un tissu rend ce dernier étanche. Ca ne veut pas dire qu'il faut tendre sa tente comme un bourrin (au contraire), mais qu'une tente dont les tissus sont joliment et uniformément tendus sera certainement d'une bien meilleure étanchéité.

Un effet possible en cas de vent violent accompagné de fortes pluies est le phénomène de brumisation sous le double-toit. L'intérieur de la tente est comme arrosé par un brumisateur, il s'agit d'un phénomène normal, y compris sur les meilleures tentes de randonnée, lié aux vibrations du double-toit. La tissu de la chambre suffit à arrêter cette humidité, sauf pour les chambres en filet (qui n'arrêtent rien du tout, il faut dans ce cas mettre une couverture de survie entre la chambre et le double-toit). Les affaires posées dans les absides seront humidifiées (sans être mouillées).


Armature

L'armature donne sa forme à la tente. On peut distinguer :

- la tente dôme : la plus classique, les deux arceaux en diagonale se croisent au sommet de la tente, il existe de nombreuses variantes. L'inconvient est en général la faible pente des parois (espace intérieur réduit).

- la tente tunnel : c'est la seule forme de tente où les arceaux ne se croisent pas (ils sont parallèles), souvent utilisée pour les tentes de grand volume. Les avantages sont la verticalité des parois (espace intérieur) et la faible longueur d'arceau nécessaire (poids moindre). En revanche, elles sont sensibles au vent latéral (à cause des parois verticales) et ne sont pas autoportantes. Elles sont un peu moins coûteuses du fait du moins grand nombre de découpes nécessaires.

- la tente tunnel rigide : par rapport à la tunnel, un troisième arceau au sommet de la tente relie les deux arceaux parallèles, ce qui résoud les problèmes associés à la forme tunnel.

- la tente tunnel non parallèle : moins courante, les arceaux sont inclinés vers l'intérieur ou l'extérieur de la tente. Inclinés vers l'intérieur, ils se croisent, cela rend la tente autoportante.

- la tente tripode : souvent utilisée pour les tentes légères, la tente repose sur trois pieds (elle est donc autoportante), avec un grand arceau dorsal. Cette forme de tente offre une bonne résistance au vent avec sa forme effilée.

- la tente géodésique : une forme généralement utilisée pour l'alpinisme, chaque arceau croise deux autres arceaux, et forme ainsi des triangles. Cette forme de tente est très résistante au vent et aux charges de neige (mais lourde avec la grande longueur d'arceau).

- la tente tipi : non autoportante, mais très bon rapport poids/volume, encore meilleur que la tente tunnel, évite tout problème de casse d'arceaux, bonne résistance au vent avec les paroies inclinées. Les paroies inclinées ont pour corollaire une entrée peu abritée de la pluie.

L'armature est généralement en aluminium, on trouve des valeurs telles que "aluminium 7001 T6". 7001 correspond au type d'alliage utilisé, les aluminiums de la série 7000 comprennent du zinc et du magnésium et sont parmis les plus résistants. Les aluminiums de la série 6000, associés à du magnésium et à du silicone, sont un peu moins solides. T6 concerne un traitement de l'aluminium qui définit sa rigidité. Plus le nombre est élevé, plus l'arceau est rigide. Trop souple, un arceau va plier sous le vent. Trop rigide, il va se rompre. Le diamètre des arceaux a également une influence importante sur la résistance de la tente, il doit être adapté au volume de la tente.

Les deux fabricants d'arceaux les plus réputés sont DAC (Dongah Aluminium Corporation) et Yunan, les deux sont basés en Corée du Sud et existent depuis plus de 20 ans. Les arceaux DAC sont, selon nos retours, de loin les plus résistants, mais ce sont aussi les plus coûteux. Les arceaux DAC seraient aussi plus écologiques grâce à des procédés de retraitement et de réutilisation de l'eau des bains pour leur anodisation.

Certains arceaux DAC portent la mention Featherlight NSL, ce qui signifie que les arceaux sont élargis aux extrémités, cela augmente la résistance des arceaux aux points de jonction (la partie la plus fragile des arceaux), un peu comme les rayons ou les cadres double-butted sur un vélo, ce sont a priori les plus solides arceaux actuellement disponibles. Les sardines DAC sont également très résistantes.

Sol

L'étanchéité du sol d'une tente de randonnée est en principe supérieure à celle du double toit, car une étanchéité par contact est beaucoup plus difficile à assurer, dix mille millimètres ne sont pas de trop sur un sol détrempé. Le sol d'une tente est fortement soumis à l'usure et il est difficile de conserver son étanchéité sur la durée.

La course au poids conduit les fabricants à proposer des sols de plus en plus fins, surtout que c'est souvent un paramètre auquel on ne prête guère attention. La colonne d'eau tend à diminuer aussi avec la finesse des tissus, avec parfois des valeurs inférieures à 5000 mm.

Un footprint sous la tente réduit l'usure et améliore l'étanchéité. Il est également utile pour utiliser le double-toit sans la chambre. Le footprint ne devrait cependant pas avoir pour rôle de remplacer un sol insuffisant, autant avoir une tente trois cent grammes plus lourde, mais avec un sol étanche. Prendre le temps d'enlever les plantes épineuses avant de monter la tente sauvegarde grandement le sol, prévoir éventuellement un tissu ou un gant.

Chambre

La chambre est bien utile, elle protège de la condensation qui se forme sous le double toit, des insectes, de la poussière, et assure une isolation thermique.

Une chambre entièrement en filet n'assure quasiment aucune protection, notamment au niveau du vent qui passe sous le double-toit. La bulle de chaleur générée par la chambre dépend de la taille et de la hauteur de la chambre. Deux personnes réchauffent facilement une tente deux places. A l'inverse, une chambre grande, haute, ou avec de grandes parties en filet va être plus agréable en été. La différence de températures entre l'intérieur et l'extérieur de la tente est de l'ordre de 6°C, cela peut paraitre assez peu, mais c'est très sensible dans la pratique.

Prévoir un sac étanche pour séparer la chambre du double-toit lorsque ce dernier est mouillé, il serait dommage de tout enrouler ensemble et de mouiller la chambre.

Aérations

L'aération est un point crucial pour une tente de randonnée, quelles que soit les conditions d'utilisation. C'est l'aération qui va faire qu'une tente est confortable ou pas. L'aération dépend notamment de l'effet cheminée, l'air rentre par en-dessous le double-toit, se réchauffe, monte, et ressort par la (ou les) aérations hautes, ce qui crée une aspiration. L'aération est donc favorisée par la distance entre le double-toit et le sol, ainsi que par la taille, le nombre et la hauteur des aérations. Deux aérations de part et d'autre de la tente peuvent aussi générer un courant d'air agréable, notamment si les aérations sont dans le sens du vent.

Tente zoom


Les aérations doivent être ouvertes par tous les temps (y compris par temps froid ou par temps de pluie), sauf par vent fort (la question de la ventilation ne se posera pas dans ce cas, avec le vent qui pénètre par dessous le double-toit). Les aérations doivent donc être protégées efficacement des intempéries. On peut distinguer deux types de ventilations :

- les pigeonnières : il s'agit d'ouvertures faites directement dans le double-toit, avec un rabat par-dessus, plus ou moins rigidifié.

- les ventilations intégrées dans la structure : ouverture zippée, souvent placée au dessus d'une porte, protégée des intempéries par une extension de l'armature (photo ci-dessous). Ce type d'aération est plus efficace qu'une pigeonnière, notamment car il n'y a pas de filet ralentissant la ventilation, mais augmente la sensibilité de la tente au vent.

Une des deux aérations de la tente Vaude Hogan XT zoom


Condensation

La condensation est un phénomène normal et naturel, comme la rosée, sans conséquence si elle n'est pas excessive (au point de mouiller la chambre). Une bonne ventilation réduit la condensation, mais il y a d'autres facteurs :

- une bonne partie de l'humidité vient du sol, toujours utiliser un footprint.

- par temps clair, le sol va beaucoup se refroidir pendant la nuit (par radiation), et s'il n'y a pas de vent, une couche d'air froid saturé d'humidité va rester près du sol. Cela forme une très belle rosée le matin, par contre la tente sera trempée. Heureusement, par temps clair, il y a aura aussi du soleil le matin, ce qui permettra de tout sécher.

- éviter dans la mesure du possible de planter la tente près d'un point d'eau, rivière, étang, tourbière, l'air sera saturé d'humidité et glacial le soir.

- planter la tente si possible en hauteur (sauf risque d'orage), à un endroit légèrement venté (brise). On voit bien lorsqu'on dort en hauteur l'humidité qui reste coincée dans les creux pendant un long moment le matin.

Tente de bivouac. zoom

Brume matinale dans les Vosges, les hauteurs sont plus au sec.

Absides

Une abside, très utile, est une avancée plus ou moins grande permettant de loger le matériel. Elle permet aussi, lorqu'on ouvre la tente sous la pluie, que l'eau ne tombe pas sur ou dans la tente intérieure. Une plus grande abside est préférable à une place supplémentaire dans la chambre. Le matériel rangé dans la chambre doit être parfaitement sec, alors que, par temps de pluie, l'abside peut accueillir sacoches boueuses, chaussures, vêtements de pluie, popotes... elle est très utile pour se changer à l'abri en rentrant ou en sortant de la tente, ou pour cuisiner.

Montage

- le montage par jetage : c'est le plus courant, on jette le double-toit par dessus la chambre préalablement montée. Avantageux au niveau de la simplicité de conception de la tente (poids, prix) et par temps chaud (on peut monter la chambre seule). Certains fabricants prévoient des fixations dans le tapis de sol pour pouvoir monter le double-toit seul, mais dans ce cas, il n'est pas possible de monter la chambre ensuite, la tente ne sert que de tarp. Le montage par jetage nécessite un grand nombre de sardines car le double-toit n'est pas maintenu pour les arceaux.

- le montage par fourreaux sur le double-toit : on passe les arceaux dans des fourreaux cousus sur le double-toit. Une fois le double-toit monté, on accroche (ou non) la chambre à l'intérieur. L'avantage principal est de pourvoir monter la tente sous la pluie sans (trop) mouiller la chambre. L'inconvénient est la longueur du montage, un arceau un peu détendu peut avoir tendance à se défaire au milieu d'un fourreau, et les fourreaux peuvent être fragilisés à force de passer les arceaux dedans. Les fourreaux cousus sur le double-toit augmentent un peu la prise au vent, sauf dans le cas ou les fourreaux sont intégrés au double-toit.

- le montage par clip (ou par enroulage) : les arceaux sont à distance du double-toit, on clipe des fixations cousues sur le double-toit aux arceaux (ou on passe un élastique par-dessus les arceaux pour le raccrocher au double-toit). Nettement plus facile et rapide que de passer des fourreaux dans le double-toit, surtout par grand vent. Faible prise au vent de la structure. En cas de casse d'arceau, les morceaux d'arceaux, très contondants, ne déchirent pas le tissu, et il est possible de réparer un arceau, sous la pluie battante lors d'une tempête nocturne, sans démonter la tente...

- le montage multiple (ou multiple-pitch) : il s'agit des tentes sur lequelles on peut, soit monter le double-toit en premier (puis la chambre ensuite), soit monter uniquement la chambre (et pourquoi pas poser le double-toit par-dessus au besoin). Ce type de montage est très appréciable sur un voyage au long cours car on peut avoir une tente adaptée aussi bien à des conditions froides ou pluvieuses (on monte le double-toit en premier) qu'à des températures élevées (utilisation de la tente en moustiquaire).

Durabilité d'une tente

De nombreux cyclos reviennent très déçus après six mois ou un an de voyage car leur tente n'a pas tenu le choc. Nous avons interrogé de nombreux fabricants de tentes sur la durabilité moyenne d'une tente en usage intensif (montage et démontage tous les jours), aucun n'a été en mesure de nous apporter une réponse, uniquement que cela est très variable selon les conditions, et qu'une tente est sensible aux UV.

Au vu des différents retours que l'on reçoit, on peut situer la durabilité moyenne d'une tente de qualité, régulièrement utilisée dans des conditions difficiles, à 400 montages, soit environ un an de voyage. Quelques observations :

- les tissus siliconés sont un net progrès en matière de durabilité, ils s'usent peu et conservent bien leur étanchéité et leur élasticité d'origine.

- dans la mesure où les tissus sont solides, les coutures résistent généralement bien, les coutures des tissus siliconés doivent être passées au silnet de temps à autre pour être réétanchéifiées.

- on observe souvent une usure au niveau des zips, bien que les zips de l'ensemble des tentes proposées soit du fabricant YKK, le plus renommé en la matière. Les zips sont très sensibles au sable, on peut prolonger leur durée de vie en les nettoyant régulièrement avec une brosse à dent, et en les lubrifiant à l'aide de graphite (mine de crayon) ou d'huile siliconée. Eviter la bougie qui colle les grains de sable. Si le curseur ne fonctionne plus, on peut le resserrer légèrement avec une pince (pas trop car sinon il sera trop dur). Toujours fermer les zips à deux mains, ne jamais forcer sur un curseur lorsque le tissu est tendu, un zip YKK doit se fermer sans bruit. Les parties courbées d'un zip sont plus sensibles que les parties droites.

- la casse d'arceau est le phénomène le plus problématique, d'ailleurs les fabricants fournissent systématiquement un tube de réparation avec les tentes, et avertissent que les arceaux sont sujets à la casse dans les notices (sans donner plus d'explications). Un alliage d'aluminium, comme tout matériel, est soumis à la fatigue, mais il ne possède pas de limite d'endurance (contrairement à l'acier), c'est à dire que sa résistance diminue au fil des contraintes, même si elles sont faibles (une limite d'endurance est une limite en-dessous de laquelle une contrainte n'exerce aucune fatigue). Il faut régulièrement vérifier les arceaux pour détecter la présence de micro-fissures (amorce de rupture). Les casses se produisent souvent par absence de vent, une première casse signale la fatigue de l'armature, qu'il est préférable de remplacer entièrement. Les fortes chaleurs (de l'ordre de 40 à 50°C) rendent l'aluminium mou et génèrent facilement des micro-fissures. Pour un voyage au long cours (plus de six mois), partir sur des arceaux DAC nous parait indispensable.

- bien haubaner la tente dès qu'il y du vent ou que le vent risque de se lever pendant la nuit, ne pas se dire qu'on le fera au milieu de la nuit si besoin, ça ne marche jamais... tendre quelques haubans supplémentaires ne prend que très peu de temps lorsqu'il fait encore jour. Les tentes sont souvent livrées avec un nombre de haubans (cordelettes) et de sardines insuffisant (pour diminuer le poids sur le papier), prendre quelques cordelettes et sardines en plus avec la tente.

Tentes de randonnée haubanée. zoom

Bivouac venté en Sardaigne

- avec les tissus siliconés, le double-toit se détend lorsqu'il est mouillé. Si la tente est montée (ou tendue) mouillée, penser ensuite à la détendre lorsqu'elle sèche, pour éviter de trop tirer sur les coutures.

- ce ne sont pas les tentes utilisées en montagne ou dans les régions nordiques qui sont le plus soumises à l'usure (même en cas de vent fort, de pluie ou de neige), mais celles utilisées pour traverser des régions désertiques, ce qui est compréhensible par rapport aux éléments ci-dessus (UV, mais surtout sable et chaleur).
Tente avec enduction PU
Tente avec enduction PU
Tente silnylon 15 ou 20 deniers
Tente silnylon 15 ou 20 deniers
Tente silnylon 40 deniers
Tente silnylon 40 deniers
Footprint
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Haubanage
Haubanage